Résidences en art social du Tremplin

Depuis le printemps 2022, le Tremplin 16-30 a développé le projet « Les Résidences en art social du Tremplin 16-30 », qui consiste à accueillir des artistes en voie de professionnalisation entre les murs du Tremplin afin de les plonger dans une expérience de cocréation unique. Les résidences sont axées sur le processus créatif et la portée sociale. Les artistes peuvent y développer leur pratique en lien avec l’art social en bénéficiant d’un accès privilégié au milieu dans lequel Le Tremplin déploie sa mission et à sa communauté. En plus de travailler sur leur propre projet artistique, les artistes en résidence participent aux Ruches d’art du Tremplin et offrent une fois par saison un atelier de médiation culturelle. Les Résidences en art social du Tremplin 16-30 mènent à la création d’une œuvre ou d’un corpus artistique pour lequel un événement de diffusion est organisé en collaboration avec un ou une commissaire.

Appel à projets en cours – édition 2024

APPEL À PROJETS – Ni un, ni deux 
Résidence en art social 2024-2025  

Date de tombée : 31 janvier 2024 

À l’occasion de la deuxième édition de sa résidence en art social, le Tremplin 16-30 en partenariat avec le Laboratoire d’art communautaire (ArtLab) de la Galerie d’art Foreman, invite les artistes en voie de professionnalisation à soumettre une proposition de projet. Cette opportunité se veut un tremplin pour permettre à des artistes de toutes disciplines d’explorer le milieu du Tremplin 16-30 dans un esprit de laboratoire, tout en approfondissant leurs pratiques.

Première résidence en art social – édition 2022

Pour la première édition des résidences en art social, la commissaire de l’événement, Noémie Fortin, a invité les artistes Étienne Plante et Alex-Ann Boucher à vivre une expérience de professionnalisation en lien avec la mission du Tremplin 16-30. 

De mai à octobre 2022, Alex-Ann Boucher et Étienne Plante ont côtoyé le milieu de vie du Tremplin et se sont laissé·e·s guider par la force de résilience qui anime les jeunes résident·e·s. Inspiré·e·s par les défis qu’ils et elles rencontrent et surmontent au quotidien, les artistes ont cocréé, ensemble et avec les jeunes, plusieurs moments de rencontre leur permettant d’échanger à travers l’art. La résidence en art social s’est construite sur une structure horizontale en relation avec l’équipe du Tremplin, les jeunes résident·e·s et les participant·e·s aux ruches d’art. Lors de chaque étape du processus de création, les artistes ont pris soin de ne pas instrumentaliser celleux qui acceptaient de se joindre à leur projet. Cet esprit de réciprocité marque l’expérience partagée au cœur de l’exposition Des lieux pour exister

L’exposition est en fait une installation vivante composée de sculptures-témoin, d’interventions sonores et de lieux refuges enveloppants devenant le théâtre de performances participatives à l’état brut. C’est un espace à habiter, une installation à activer, de la matière à façonner afin d’imaginer, ensemble, de nouveaux lieux pour exister.

À l’initiative de la commissaire de l’exposition Des lieux pour exister, Noémie Fortin, un opuscule a été réalisé et distribué lors de l’événement. Ce document témoigne du processus de cette première Résidence en art social du Tremplin ainsi que de la démarche des deux artistes. Une version numérique est disponible en ligne ici :

Opuscule Des lieux pour exister

À propos des artistes

Alex-Ann Boucher est une artiste du vivant basée à Waterville, en Estrie. L’art qu’elle pratique est relationnel et implique de s’incarner au sein de sa plus grande œuvre, sa vie. C’est autour des questions d’identité, d’autorité, de présence et de métamorphose qu’elle articule son processus de recherche. En parallèle, elle assume la cofacilitation des résidences artistiques de RURART art contemporain en milieu rural dès 2019 en plus de participer au développement de l’organisme dans sa dimension in situ et performative. En 2021, elle fonde le Théâtre Vivant, un territoire de création ouvert à tou·te·s pour s’incarner par le jeu, le mouvement et la poésie ainsi que les Messes Wow-Wow en 2022, un événement régulier pour les artistes performatifs de l’Estrie, qui allie partages authentiques et cocréation en nature. 

Étienne Plante est un artiste multidisciplinaire œuvrant à Sherbrooke. Sa formation professionnelle dans le domaine de l’ingénierie mécanique contraste avec son parcours d’artiste autodidacte. Inspiré par des enjeux sociaux et environnementaux, il s’intéresse au pouvoir que détiennent les grandes industries et à notre lien à la matière. Il utilise souvent le déchet comme matière première, gratuite, universelle et portant une histoire. Son travail explore différents procédés de fabrication traditionnels pour contrer la perte de savoir-faire des sociétés contemporaines. Par le biais de la sculpture, de l’installation, de la performance et de l’art in situ, Étienne offre des expériences artistiques qui prennent vie dans l’espace public afin d’engager un dialogue avec les communautés et de favoriser l’échange d’idées. 

Noémie Fortin est une commissaire indépendante, autrice et travailleuse culturelle originaire de Lac-Mégantic et basée à Cookshire-Eaton. Elle concentre ses recherches sur l’art écologique qui sort des institutions pour aller à la rencontre des territoires et des communautés, en particulier dans les milieux ruraux. À titre de commissaire, elle a présenté des projets à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, au 3e Impérial centre d’essai en art actuel, à RURART art contemporain en milieu rural et au Tremplin 16-30.

Remerciements

Le Tremplin 16-30 désire souligner la contribution financière des partenaires au projet, dont le programme Culture et Inclusion du ministère de la Culture et des Communications du Québec pour le projet de Résidences en art social du Tremplin 16-30 ainsi que Desjardins qui a participé au financement des Ruches d’art du Tremplin.